The Ivory Foundation participe au financement, aux cotés de la fondation HRA Pharma, d’un programme de visites et d’assistance aux femmes enceintes et enfants dans 20 villages autour de Dawadi, à 60km de Tambacounda. Ce projet est mené à bien par l’association « Le Kaceidrat » qui développe, par le biais d’équipes médicales mobiles, des actions décentralisées d’éducation sanitaire, de médecine rurale et de soins spécialisés à l’intérieur du Sénégal, tout particulièrement dans les zones enclavées.
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Le Kaïcedrat, est une association de médecins franco-sénégalais, ayant une bonne connaissance du terrain et du fonctionnement du système de santé national. Basée initialement à l’Hôpital central de Dakar, l’association a démarré en 2012, la construction d’un centre médical dans l’une des régions les plus arides et les plus pauvres du Sénégal, à Bala, à 60km de Tambacounda.

Ce projet correspond à un réel besoin pour les populations du Sénégal oriental, en grande majorité rurales, et qui vivent dans des conditions difficiles avec des contraintes climatiques très importantes.
Avec peu de ressources financières, avec un accès aux soins rare et lointain, les populations vivent parfois à plus de quarante kilomètres d’un poste de santé sommairement équipé.

La mortalité materno-infantile est encore sévère, tout comme la mortalité due aux grandes endémies.
L’architecture du centre est très agréable, chaque unité de soin est construite dans une case indépendante, tout comme les chambres des patients et les habitations du personnel médical et les chauffeurs, qui sont logés sur place, dans des cases individuelles.

Ce centre dispose d’équipements médicaux complets: une maternité, du matériel de radiologie, d’ophtalmologie, notamment  pour opérer des patients de la cataracte, et du matériel pour les soins dentaires.

La grosse saison d’activité est pendant la période d’hivernage, à cause du paludisme. Les soins sont facturés à un prix très faible.

Ci dessus, la salle d'attente et la salle d’accouchement du centre de Bala.
Ci dessus, la salle d’attente et la salle d’accouchement du centre de Bala.

 

Le centre rayonne sur 30 villages périphériques, avec des équipes mobiles équipées de 4×4. Ces équipes sont chargées à la fois d’enseigner des notions de base (hygiène, lutte contre le paludisme, grossesses), de dépister et de dispenser des soins.
Ce système repose sur le relais d’agents de santé sélectionnés dans chacun des 30 villages, grâce à un partenariat de confiance avec les autorités villageoises. Des formations thématiques sont organisées régulièrement dans le centre à destination de ces responsables.

 

Unité mobile de Dawadi

Le succès de l’unité mobile de Bala a incité Le Kaicedrat, avec le soutien de HRA Pharma (partenaire principal), et de The Ivory Foundation, à dupliquer cette initiative depuis une autre ville située également à 60km de Tambacouda, afin de toucher une autre zone rurale trop éloignée de Bala, à Dawadi.

Contrairement à Bala, l’équipe de Dawadi est basée dans un centre de santé dépendant du ministère de la santé du Sénégal. Il est équipé de manière plus sommaire que le centre de Bala.

20 villages sont sélectionnés, situés entre 15 et 30km autour de Dawadi.

Ci dessus le 4×4 basé à Dawadi. Les villages sont accessibles uniquement par des pistes.
Ci dessus le 4×4 basé à Dawadi. Les villages sont accessibles uniquement par des pistes.

 

Sur ce projet, l’accent est mis sur les femmes enceintes, et les enfants de moins de 5 ans.
Une sage femme, préalablement en poste à Bala, a été mutée à Dawadi fin 2015. Elle participe aux tournées dans les villages, accompagnée d’un chauffeur.

Dans chaque village, le rendez-vous est préparé par l’agent de santé.
Les femmes des villages proches, situés à quelques km à la ronde, viennent dans le village visité. L’occasion parfois de se faire accompagner d’une amie qui a des questions sur sa grossesse et peut ainsi rejoindre le programme.

 

à gauche les femmes attendent devant la case de santé. A droite, la sage femme réalise une échographie.
A gauche les femmes attendent devant la case de santé. A droite, la sage femme réalise une échographie.

 

Les patients sont répertoriés, dans des registres disponibles dans chaque maison de santé.
Ils ont également un carnet de santé individuel qu’ils apportent à chaque rendez-vous.

La sage femme reste plusieurs heures dans chaque village visité, pour rencontrer chaque patiente. Elle peut leur prescrire des traitements ou médicaments disponibles dans le véhicule, et vacciner les femmes qui ne le sont pas. La prévention des risques liés au paludisme pendant la grossesse est une priorité. Les femmes se voient prescrire un traitement anti paludisme à base de Sulfadoxine et de Pyriméthamine, en 3 prises.

La case de santé offre un espace d’intimité pour chaque patiente. C’est aussi un moment d’échange privilégié, pour de l’éducation et de la sensibilisation à la maîtrise des grossesses.

L’échographie n’est pas  systématique. Elle est facturée à un prix identique à celui pratiqué dans les centres de santé privés, pour ne pas que le projet bouleverse le système médical en place.

Cependant, si l’échographie est nécessaire et la femme n’a pas les moyens de la payer, elle est réalisée sans frais.

La population prise en charge par l’équipe mobile de Dawadi est de 5000 habitants.

La vidéo ci dessous présente la tournée de la sage femme à Kouthiacoto.
Ce village compte 515 habitants, dont 118 femmes en âge de reproduction, et 100 enfants de moins de 5 ans.